Toujours une touche d'avance...

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Andy Deike

Au petit matin d’un 14 juillet, la France remporte sa 2eme coupe du monde de Football le lendemain. La canicule était installée depuis plusieurs jours. Pendant cette mini session de quelques heures, j’ai eu de la chance d’épuiser cette commune sauvage, après un combat inouï en bateau !
PS : Merci à Rafal pour la prise de photos et ses conseils.

 

Deike

Interview exclusif avec ANTOINE GONZALEZ

Depuis de nombreuses années Antoine nous fait tous rêver avec son blog CARPAVENTURE 11, ses récits passionnants et ses conseils détaillés, ses tests de nouveaux appâts et cannes spécifiques pour la célèbre marque BIG-CARP. Avec cette petite interview vous avez l’opportunité de connaître encore un peu plus notre ami et conseiller CARPSOUNDER pour la carpe et le silure.

photo introduction

TF: Antoine, pour ceux qui ne te connaissent pas encore, peux-tu te présenter en deux mots ?

AG: Bonjour à toutes et à tous, j’ai 48 ans, marié depuis 26 ans et père d’un garçon, Je pêche depuis l’âge de 13 ans.

TF: Du coup, j’ai envie qu’on se passe un peu des questions trop classiques, comme les endroits préférés de pêche, les origines de la pêche moderne, pour aborder directement des sujets plus actuels et directement en rapport avec l’action de pêche. Alors ma première question : tu pêches la carpe et le silure avec la plus grande passion, et si tu étais obligé d’arrêter une pêche des deux, tu continuerais à pêcher lequel des deux poissons, et pour quelles raisons ?

AG: Sans hésitation la carpe, c’est elle qui me fait rêver depuis l’âge de 15 ans, âge auquel j’ai commencé à passer la plus grande partie de mon temps libre à apprendre à la connaître et à la piéger. La pêche de la carpe me permet de me remettre en question régulièrement.

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TF: Pour parler aussi du silure, tu pratiques une pêche statique sur poste fixe, en pêchant au vif, mais aussi de plus en plus avec des appâts spécifiques, les fameux HYBRIDS. Tu as eu des résultats vraiment spectaculaires en utilisant ces appâts, y compris en période froide. Penses-tu que la pêche de gros silures à l’appât est généralement plus productif que celle au vif et celle au leurre ?

AG: Non je ne le pense pas. La pêche du silure aux appâts Hybrids est une technique supplémentaire pour pêcher ce poisson qui est hyper opportuniste. Même si, comme tu l’as écris sur ta question, les résultats obtenus depuis le début de cette pêche au appâts (à partir des années 2000 en Espagne sur l’Ebre) sont de plus en plus spectaculaires.

TF: Toi, tu es un des rares pêcheurs très passionnés qui pêche non seulement à la fois carpes et silures mais aussi dans les domaines public et privé. Comment fais-tu pour ne jamais être pris à partie par d’autres pêcheurs plus sectaires, qui habituellement, ne manquent jamais la moindre occasion à critiquer le privé et à détester le silure ?

AG: Pour la pêche sur le secteur privé, j’assume pleinement de partir en vacances une fois par an quand c’est possible, dans un lieu où tout est mis en place pour pêcher en famille ou entre amis dans un confort absolu et en toute sécurité. Pour le silure, même s’il y a encore du travail, je veux croire que les mentalités ont évolues et vont encore plus évoluer positivement pour ce superbe poisson dans les années à venir. Pour répondre plus précisément à cette question, chaque pêcheur ou personne doit chercher le plaisir là où il le trouve, sans juger les choix des autres, c’est une règle que je m’applique à moi même.

TF: Sur les divers salons et portes ouvertes, et lors des événements que tu organises, tu as l’occasion de rencontrer un grand nombre de pêcheurs de toute génération, les anciens qui ont découvert la pêche moderne en même temps que toi ou avant toi, la génération intermédiaire très nombreuse qui a suivi, et les jeunes débutants qui se mettent à pêcher aujourd’hui. Penses-tu qu’il y a un peu comme un esprit particulier pour chacune de ces  générations ?

AG: Étant un adepte des réseaux sociaux, je peux répondre sans hésitation que oui chaque génération à une approche et une vision particulièrement différente sur notre passion pour la pêche de la carpe et la nature qui l’entoure, Pour les plus anciens comme moi ou bien toi, la nostalgie des débuts des années 1990/2000 est ultra présente.

TF: Nous savons bien évidemment que le succès dépend toujours de plusieurs facteurs réunis. Mais chaque pêcheur donne plus ou moins d’importance à certains paramètres. Je te donne à chaque fois deux mots et tu dois choisir celui qui serait prioritaire ou préférable pour toi. Pas de bla – bla , tu dois choisir qu’un des deux mots, c’est juste un petit jeu:

TF: Montage ou appât ?  AG: Montage

TF: Météo favorable ou bon poste ?  AG: Bon poste

TF: Grande Expérience ou Grande Motivation ?  AG: Grande Motivation

TF: Lac de Barrage ou étang ?  AG: Lac de barrage

TF: Grand fleuve ou rivière sauvage ? AG: Grand fleuve

TF: Tresse ou nylon ?  AG: Tresse

TF: Albinos de 2 m ou géant classique de 2.50 m ?   AG: ahahah question piége, Albinos de 2m !!!

TF : Et maintenant celle qui tue : Koï de 18 kg ou miroir de 33 kg ? AG: Miroir de 33kg ( j’ai déjà pris une koï de 13 kg ahahah)

TF: ahhh ah haaa – on n’est pas d’accord sur tous les points mais presque….

TF: Revenons aux choses sérieuses…
Quand tu pêches la carpe, quelle importance attaches-tu à la discrétion, celle sur la berge et celle de ton montage ou ta bannière ?

AG: Sur la berge, les vibrations au sol (ex:les pas) et le claquement d’une portière sont à proscrire. Pour le montage je ne me prends pas trop la tête car la carpe évolue dans un milieu rempli de branches et autres détritus mais il faut quand même reconnaître que côté accessoires pour nos montages on a de quoi faire pour une discrétion accrue. Chaque fois que c’est possible même en fleuve j’aime avoir ma bannière détendue surtout avec la tresse qui vibre énormément.

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TF: Pour ce qui concerne ta collaboration avec John pour BIG CARP, quelle est, selon toi, le plus belle nouveauté en appât et en canne ?

AG: Pour moi la plus grande innovation pour les appâts est celle pour les silures, On ne s’est pas contenté de fabriquer des appâts comme pour la carpe avec un label silure. Pour mettre au point les gammes Hybrids on a orienté notre recherche sur le comportement alimentaire du silure et son sens olfacto-gustatif ultra développé. Il y a encore une marge de manœuvre très importante pour poursuivre sur cette voie avec des appâts nouvelles générations. Par contre pour la carpe même si on peut remanier les formules des recettes, la boucle est bouclée. Pour les cannes, nous venons de mettre au point une canne à silure, la féline XT. La plus grande réussite qui me tient le plus cœur c’est la mise au point de la Mirage Hybrid et le succès qu’elle a suscité et encore de nos jours suscite chez des pêcheurs. D’autant plus que maintenant, c’est John qui les fabrique de ses propres mains dans son nouveau atelier.

TF: Tu as des projets de pêche particuliers pour le proche futur ?

AG: Oui des projets de sessions pour aller plus loin dans l’approche et la recherche du comportement du silure en grand lac. Dès que je vais fixer des dates sur mon planning déjà surchargé ( dommage qu’il n’y ai que 365 jours par an), tu seras le premier au courant, surtout que le démarrage de cette nouvelle aventure se fera sur un grand lac que tu affectionnes particulièrement !!!

TF: Je pourrai alors venir te voir en moto en ayant que pour 30 minutes si c’est ce que je pense…
TF: Merci beaucoup mon ami pour toutes ces réponses franches et précises ! On se verra sans doute comme d’habitude au bord du Rhône cette année pour tester des produits en action et pour le plaisir tout court. Je te laisse le mot de la fin pour conclure cette interview.

AG: La pêche est un loisir avec lequel on a encore la chance de pouvoir pratiquer en toute liberté, ou presque. Alors allez à la pêche sans vous prendre la tête sans regarder la façon dont le voisin la pratique. Au plaisir de partager de petits moments sur les réseaux sociaux ou bien dans les salons. Merci Thomas pour cette interview, et rendez-vous au bord de l’eau … Antoine Gonzalez

JOUEZ LA CARTE DE LA POLYVALENCE

TITI Carpe

Bait

 

 

 

 

 

JOUEZ LA CARTE DE LA POLYVALENCE

DEBUT DES PECHES MODERNES :
Je me passionne pour la pêche depuis mon enfance et j’ai intensément pratiqué les divers divers techniques pour traquer tous ce qui nage dans l’eau. Et c’est en 1988 je découvre la pêche moderne de la carpe aux moyens de billes baptisées (bouillettes).
Travaillant dans l’alimentaire, je me passionne tout de suite pour cet appât miracle.
Avide de connaissance, je dévore tous les articles de l’époque traitant du sujet avec pour fil conducteur le livre de KEVIN MADOCK. Très rapidement je vais fabriquer mes propres billes et prendre ainsi mes premières carpes aux techniques modernes.
Dans les années qui ont suivi, je n’ai eu de répit à revisiter mes recettes dans le but d’en améliorer les performances (gustatives, attractives, ……..)
Il me fallait aussi revoir la forme de l’appât. En effet je suis persuadé que la forme de la bouillette n’est pas adaptée aux fleuves à courant soutenu ni aux barrages aux pentes abruptes. Elle roule et donc ne reste pas sur la zone d’amorçage. Depuis cette époque j’ai orienté ma fabrication d’appâts sur une forme plutôt cubique.

NOUVEAU PROCESS DE FABRICATION ET ESSAIS EN ACTION :
C’est en 2000 que je vais mettre en œuvre un tout nouveau procédé de fabrication. Ce procédé très novateur va me permettre d’incorporer dans le mix des garnitures fraiches comme par exemple des moules, de la sardine, de l’encornet ….. Du coup je n’utilise aucun arômes artificiels ni conservateur. Autre avantage je vais pouvoir adapter la texture finale de l’appât en fonction de mes besoins. Je procède alors à d’innombrables essais de recettes et expérimentations afin d’observer de très près la diffusion des particules et liquides dans l’eau et leur effet sur les poissons en bassin et aussi en action de pêche réelle.
C’est en 2003 lors d’une session de pêche sur le grand Rhône que je fais découvrir à mon ami Thomas FLAUGER ainsi qu’à mes amis proches mon appât très spécifique. J’ai baptisé cet appât « GASTRONOMIC BAIT » en raison d’un procédure de préparation complexe et la valeur gustative des ingrédients pour les poissons.
Exciter par la vision de cet appât, HELMUT le papa de Thomas veut l’utiliser le premier. Il prend quelques cubes et monte dans son bateau pour effectuer une pêche rapide au large du fleuve juste en face de notre campement.
Il sera de retour après la tombé de la nuit avec 2 poissons magnifiques, deux communes du fleuve de belle taille.
Le lendemain c’est au tour de Guy HAENSLER d’entrer en action. Il capture une miroir de 21 kg avec un cube de très grande taille, véritablement un appât géant en comparaison avec des bouillettes de commerce de plus grand diamètre. Le nouveau record de l’appât GASTRONOMIC venait de tomber et nous avons déjà eu ce fameux sentiment: Ces appâts sont sélectifs en grand fleuve !!!
Lors de cette session une chose étrange c’est produite: En effet après 3 jours d’amorçage les carpes ont subitement arrêtées de mordre. Les scions des cannes se mettaient à trembler comme si des poissons passaient dans les fils mais il n’y avait plus de départs.
Puis subitement les CARP SOUNDER se sont mis à hurler sur des départs ultra violents arrachant parfois les cannes de leur support. Les silures avaient pris possession du poste. Ils voulaient eux aussi mes appâts, alors que dans le passé la prise d’un grand silure à la bouillettes était vraiment accidentel.
Je me souviens que nous nous sommes fait exploser des montages à plusieurs reprises car ces derniers n’étaient pas adaptés à la puissance de ces poissons.
Les silures mangeaient mes appâts avec une véritable addiction ! A un tel point que lors de certaines sessions les résultats étaient carrément miraculeux ! Déjà à cette période du début des années 2000 n’y avait plus de doute à avoir: Une vraie évolution allait se produire pour mes pêches, une révolution déclenché directement par ces appâts très spéciales.

L’appât GASTRONOMIC sonnait il l’air de la polyvalence ?

Depuis mon choix de pêche s’est orienté principalement vers une pêche polyvalente de la carpe et du silure aux appâts.

DETAILS UTILES POUR LA TECHNIQUE DE PECHE AUX APPATS :

MES POSTES.
-Au printemps privilégier les plateaux.
-En été le courant moyen.
-A l’automne les plateaux suivi d’une cassure profonde

MON AMORCAGE :
En général je débute l’amorçage avec 10 kg d’appâts complété par 2kg de maïs trempé, 2 kg de pellets et 1kg de frolic histoire de bien aromatiser la zone de pêche.
Très important il est obligatoire de remettre 3 kg d’appâts après chaque départ. En effet un silure, à lui seul, peut les engloutir en quelques minutes. Des prélèvements stomacaux me l’ont confirmé.

MON MATERIEL :
-canne 3lb ½
-corps de ligne en tresse de 40/100
-Bas de ligne fluorocarbone en 70/100
– hameçon taille n° 1
2 options pour le montage de l’hameçon. Mon préféré le rotatif TF car avec des gros appâts le réglage du cheveu est facilité. Autre possibilité le nœud sans nœud.
Et pour finir une embarcation pour le combat du poisson.

MON MONTAGE :
Je place sur le cheveu un gros cube (minimum 3×3 cm). Gros cube = grande diffusion. Au tout début des tests j’avais peur que cette grosseur interdise la prise de carpe. En réalité il n’en est rien puisque il arrive fréquemment que je prenne diverses espèces de poissons comme par exemples du carassin, brème, barbeau voir parfois même des mulets mais aussi de grandes communes et des grosses miroirs ! ! !

Astuce : Il m’arrive de rajouter de la pâte d’enrobage sur le plomb ainsi que du nappage sur l’appât. De temps à autre je rajoute quelques appâts sur fil soluble ou bien je termine le montage par l’ajout d’une flottante.

MON OBJECTIF ME FAIRE PLAISIR :
Sur la plupart des fleuves et rivières Françaises, nous avons aujourd’hui la possibilité de capturer sur les mêmes postes des carpes et des silures géants. Pour moi c’est une aubaine formidable, pouvoir combattre des silures de 2 mètres sur des cannes à carpe est un moment magique, souvent physique et chargé d’adrénaline.
Tu ne sais jamais ce qui va mordre. J’aime ce combat et me faire secouer les bras.
Pour moi l’objectif de ma pratique de pêche vous l’aurez compris et de me faire plaisir tout en respectant le poisson car ces grands glanes peuvent être à la fois très puissants mais aussi très fragiles.

DES BIOTOPES EN PERPETUEL EVOLUTION :
Aujourd’hui nous devons tous prendre conscience de l’évolution de notre planète. Les changements climatiques de plus en plus fréquents obligent l’homme et l’animal à se réadapter en permanence.
Notre devoir est de respecter la nature qui nous entoure et qui nous donne autant de plaisir, d’épanouissement et de bien-être. En raison des crues énormes les postes peuvent changer et rien n’est jamais acquis. Il ne suffit pas d’avoir un appât particulièrement bien adapter pour sortir avec facilité les grosses carpes et silure du fleuve.
Dans les années futures les techniques de pêche vont sans doute encore évoluer, mais il faut garder à l’esprit que malgré toute cette technologie et notre savoir-faire certains monstres du fleuve ne se feront jamais prendre à l’hameçon – et c’est tant mieux !

Amicalement

PASCAL TIZORIN

SALAGOU EXPRESS

Salagou
Salagou carp

 

Salagou carp1
Salagou carp2

 

SALAGOU EXPRESS
ABORDER LE DIABLE AUTREMENT

Le lac du SALAGOU est un lieu emblématique, un biotope particulier dans un paysage inhabituel exposé aux vents glacials de l’hiver et à la chaleur estivale du grand sud. Dans un de mes articles de MEDIA CARPE j’avais préconisé une introduction de nouvelles souches de carpes, en particulier des carpes miroirs et ceci a été fait sans trop tarder. Aujourd’hui, de nombreux années plus tard, le lac offre carrément de nouvelles perspectives car ces poissons se sont formidablement développés et constituent un cheptel bien diversifié de beaux poissons. Bon nombre de miroirs ont atteint des poids supérieur à 20 kg pour le bonheur des pêcheurs. Malgré cette belle population de carpes assez dense, ce lac reste souvent difficile, les poissons sont toujours assez capricieux, avec des périodes d’inactivité prononcés et des déplacements rapides qui compliquent parfois les choses.
CHANGEMENT DE STRATEGIE
Dans le passé j’ai souvent pratiqué des pêches plutôt nocturnes après un amorçage de quelques jours. Cette stratégie m’a donné quelques belles prises dans un lointain passé, mais au fil des années mes résultats se sont petit à petit réduits. J’ai alors décidé en 2017 de m’y prendre autrement et de pratiquer une approche totalement différente dans l’espoir de retrouver un nouveau dynamise et de nouvelles sensations. La plupart des pêcheurs misent sur une pêche avec repérage, amorçage, puis pêche avec le soucis de surtout avoir les cannes bien pêchantes pendant la nuit. Nombreux sont ceux qui pratiquent intensément le sondage et amorçage en bateau la journée pour ensuite se concentrer sur une pêche de nuit.
Mon premier changement consistait alors à viser une pêche exclusivement de jour et sans aucun usage de bateau en vue d’une discrétion maximale. Rien qu’avec ça j’ai déjà modifié deux paramètres de taille par rapport à ce que je faisais dans le passé et ce que la grande majorité des pêcheurs font habituellement ! Quant à l’amorçage préalable de plusieurs jours, j’ai également décidé de m’en passer, toujours avec l’envie de faire radicalement différent.
PECHE RAPIDES TOUJOURS PLUS RAPIDE
Ma nouvelle stratégie consiste à pratiquer des pêches-express de jours, du bord, sans amorçage préalable, mais avec un amorçage conséquent en arrivant sur le lieu de pêche. La durée de mes tentatives dure entre 2 heures de pêche au plus court, et 6 heures au maximum par poste sans départ ou autre observation encourageante. Je varie un peu les horaires, parfois des matinées et parfois des après midis avec coup du soir. Selon les zones abordées, je place deux cannes du bord dans des profondeurs différentes, ou bien si la topographie le permet j’amorce deux spots pas trop éloignés avec une canne par spot (ou deux cannes par spot si on pêches à deux avec mon fils Jonas). De tenter des pêches sur un maximum de spots différents fait partie de la stratégie, un peu comme remplir un maximum de tickets lotto augmente statistiquement la chance de gagner plus souvent quelque chose. En cas de présence de poissons dans le secteur on obtient souvent la première touche au bout d’une bonne heure de pêche. Parfois on peut faire trois ou quatre carpes dans un délais de quelques heures. Si aucune touche ne se produit, et si on a vue aucun poisson monter en proximité au bout de 5 heures , il sera alors le temps venu pour se familiariser avec l’idée d’une bredouille…
CHOIX DU POSTE
Le choix du poste est tout d’abord conditionné par le règle NR1: En raison d’absence de bateau le poste doit permettre une pêche à courte distance et surtout de sortir une belle carpe du bord sans problème. Une distance de pêche plutôt courte m’autorise de pratiquer l’amorçage à très haute attraction du bord. Pas question de prendre bêtement des risques de casse d’un poisson dans une souche ou dans un arbre noyé ! Il faut alors se concentrer sur des bordures assez propres en vu du combat, mais avec un fond prometteur. Quelques éboulis qui abritent bon nombre d’écrevisses sont souvent un bon choix. Mais par rapport au fond mes aprioris ont également bien évolués ces dernières années: Trop souvent des fonds les plus « banales » (sans relief particulier et même parfois mou et vaseux) m’ont surpris par la présence de carpes en activité. Cette présence est visiblement conditionné par les paramètres dominants pour les poissons, c’est à dire le confort d’une eau plus chaude en printemps et en hiver peut prendre le dessus sur la présence de nourriture, au moins périodiquement.
C’est toujours un peu drôle d’arriver sr le lac sans savoir quel poste sera abordé. Je préfère faire mon choix au dernier moment par rapport aux divers paramètres qui me semblent très pertinents:

1 ) Direction et puissance du vent en relation avec la température de l’air (en tenant compte de la météo des jours passés – très important !): Avec une température stable ou montante je choisis une pêche face au vent ou une zone neutre avec vent d’un coté.

2) Couleur de l’eau (transparence): Je n’aime pas pêcher dans une eau trop troublé par les fortes pluies. Le cas idéal est pour moi des eaux troublés en bordure et assez claire au large. Un genre de scénario de l’eau « bicolore ».
3) Niveau de l’eau: Quand le lac monte ou est bien plein, je pêche souvent entre les herbiers et le bord. Quand il est bas je pêche plus profond, souvent avec une canne dans 6 m et une autre dans plus de 10 m.

4) Saison: Je tiens compte des saisons pour le choix du poste, même si ceci me semble de moins en moins important. Je suis sur le point de ne plus m’auto-limiter avec ça !
APPATS ET MONTAGES
Pour les appâts et montages je me concentre sur une attractivité instantanée. Je prépare un sceau de boules d’amorce à l’aide d’un mélange 50/50 de mixe pour bouillettes carnées et d’amorce spécial rivière bien collante. Après avoir choisi le poste j’amorce ou moins une quinzaine de boules et au moins 1.5 kilo de bonnes bouillettes 15 ou 20 mm à l’aide d’un pelle qui me permet d’effectuer cet amorçage à une distance correct.
Ensuite je pose mon montage au beau milieu de cet amorçage, avec un bonhomme de neige qui contient une flottante bien visible, de couleur jaune fluo ou blanc pour leurrer les poissons sur le tapis d’amorce. Occasionnellement j’utilise aussi une combinaison de maïs bien cuit avec des faux maïs flottant de couleur fluo jaune ou blanc. Mais dès le printemps les touches incessants de grosses brèmes mettent un terme à l’usage du maïs.
Le montage lui même reste du archi-classique avec un BDL en tresse, un plomb enrobé vert foncé ou marron, et un par cheveu classique. Sur le BDL je place un lest de pré-piquage à environ 6 cm de l’hameçon. Ce lest est réalisé avec une simple chevrotine de 6 à 8 grammes (dont assez lourd). Il n’a pas pour but de piéger des carpes sur lesquelles on a greffé le cerveau d’Albert EINSTEIN, mais de positionner la pointe de l’hameçon sur la lèvre inférieure des carpes. On a ainsi nettement moins de décrochages et moins de blessures dans la bouche des poissons (on ne compte plus les bouches mutilées par un piquage approximatif partout en Europe…).

RESUME
Avec nos petites pêches express nous avons surpris un beau nombre de carpes du diable rouge et cette tactique restera la notre pour 2019. Mais il faut aussi rester réaliste, dans aucun cas ça marche à tous les coups ! Au moins une fois sur deux nous rentrons à la maison sans avoir eu le moindre départ. Mais dans l’ensemble cette stratégie, qui peut aussi être pratique par ceux qui viennent de plus loin et qui restent pour plusieurs jours au bord du lac, produit beaucoup de poissons en peu de temps de pêche. Et prendre plus de poissons avec moins de corvées est toujours une évolution favorable de notre passion ! Cette façon d’aborder le lac peut aussi rendre service à des pêcheurs qui souhaitent passer quelques jours en famille sur un camping ou en vacances dans la région et se faire quelques carpes du Salagou par la même occasion.
Il me reste à souhaiter à vous tous une très belle année de pêche 2019, riche en sensations et riches en beaux poissons.

Amicalement
Thomas FLAUGER

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